articles originaux pour la plupart. Ils concernent essentiellement la vie politique française par une citoyenne qui a gardé ses capacités d'indignation. En toute subjectivité.
C’est connu : je vais à Cannes pour râler.
Passons sur la pluie qui tient à figurer au palmarès encore plus que l’an passé.
Passons sur le roman-photo de François Ozon qui patauge dans la guimauve. D’ailleurs, je veux qu’on m’explique comment on peut trouver le temps de s‘envoyer en l’air dans un palace de la rive droite quand on est scolarisée à Henri 4 en terminale?
Mais il y a pire. Bien pire en fait.
Hier vendredi 17 mai 2013, le festival nous a offert dans la catégorie « classic » un film de 1972 à la gloire des Jeux Olympiques de Munich. 8 réalisateurs célèbres qui ne nous épargnent aucune image de l’effort du moindre atlhéte.
SAUF QUE
Les présentateurs, ni Thierry Fremaux ni Claude Lelouch, n’évoquent, même brièvement, le drame qui s’est joué cette année-là à Munich.
En 1972, à Munich on a assassiné 11 israéliens.
Aucune épreuve n’a été annulée pour autant.
Quand on pense que ces jeux Olympiques étaient organisés en Allemagne pour effacer l’image de ceux de 1936 à Berlin, on ne peut qu’être atterrés.
Le plus horrible des remakes. J'ai honte.
Le festival de Cannes nous propose de rire en voyant des haltérophiles rater leurs prestations malgré leurs gros muscles. La majorité des athlètes israéliens tués par des terroristes palestiniens étaient haltérophiles.
Il y a surement des tas de films qui méritent d’être restaurés. Pitié pas celui-là ?
J’ai posé la question à Thierry Fremaux « Pourquoi ne pas avoir informé sur ce drame unique dans les annales olympiques ? »
Réponse texto : « Je pensais que Claude Lelouch allait en parler »
Si Claude Lelouch avait une conscience politique, on l’aurait surement remarqué.
Bon cette fois c’est sûr ! C’est mon dernier festival et à l’heure où vous lirez ces lignes, Thierry Frémaux aura décidé de m’enlever mon accréditation.