articles originaux pour la plupart. Ils concernent essentiellement la vie politique française par une citoyenne qui a gardé ses capacités d'indignation. En toute subjectivité.
Vendredi 23 janvier 2015, des drapeaux allemands ont fleuri dans les rues principales du centre historique de Florence. Angela rendait visite à Matteo Renzi dans le cadre magnifique de l’Accademia (sous la statue du David authentique) avec discours devant la Presse, grand dîner et tout le toutim au Palazzo Vecchio. D’après la presse italienne, Ils s’appellent par leurs prénoms et ils auraient même échangé un baiser sonore. On se souvient que Renzi était maire de Florence et que la ville n’a jamais vraiment digéré d’être supplantée par Rome comme capitale. Renzi parle d’ailleurs de sa ville comme étant LA capitale de la Beauté, sous entendu Rome peut aller se rhabiller. Un des députés du parti démocrate aurait suggéré mezzo vocce que Renzi en faisait un peu trop, « qu’il aurait la grosse tête », le tout en dialecte romain.
Michel-Ange avait taillé sa statue dans un bloc de marbre de 4 mètres de haut. « Comment a-t-il fait pour faire jaillir David ? » La réponse de Renzi est simple reprenant les termes de Michel-Ange « Il a enlevé tout ce qui était en trop, on doit faire la même chose en Italie avec les réformes en enlevant les pesanteurs démocratiques » Y’a plus qu’à.
Cette invasion teutonne n’étant pas propice au tourisme, nous avons préféré fuir à la recherche d’une villa médicéenne. Nous avons jeté notre dévolu sur la villa Petraia, à 20 minutes du centre de Florence en bus. Il faut ensuite marcher 15 minutes à pied dans une banlieue mochouillarde. Sans le savoir on suit le chemin de Pinocchio car le sieur Collodi habitait à proximité de la Petraia et s’est inspiré pour ses personnages des habitants du bled voisin.
Dès que le chemin commence à monter, on se trouve face à des jardins surplombés de villas de toute beauté. Divine surprise, la visite de la Petraia est gratuite. Merci Ana Maria Luisa, princesse palatine, dernière descendante des Médicis. À sa mort en 1743 elle a légué tout le patrimoine artistique des Médicis à la ville. Florence lui montre sa reconnaissance en fêtant l’anniversaire de sa disparition le 18 février.
Revenons à la vill
a Petria. La visite est assurée par un gardien bougon qui finit par donner quelques précisions sur le dernier habitant. Victor Emmanuel II. aurait utilisé la villa pour la chasse et ses amours cachées. On n’en saura guère plus. La visite commence par une immense véranda, entièrement peinte en style renaissance. Ensemble éblouissant. Les autres pièces meublées en Napoléon 3, sont plongées dans la pénombre, on les parcourt rapidement à la lumière d’une vague ampoule. C’est lourd, moins beau que la villa elle-même qui vaut surtout pour son architecture typique.
Pour les amateurs de visite il faut prendre le bus n°2 ou 28 à Santa Maria Novella, arrêt sestese 03. Les visites ont lieu toutes les heures à la demie, ce qu’on apprend seulement quand on est arrivé à la villa.
Photo :Angela Merkel et Matteo Renzi devant le David de Michel-Ange in La Repubblica du 24 janvier/ Vue de la villa Petraia par Richard Pedot