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articles originaux pour la plupart. Ils concernent essentiellement la vie politique française par une citoyenne qui a gardé ses capacités d'indignation. En toute subjectivité.

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THALASSO À DINARD

Vous êtes nombreux à me demander comment s’est passé ma dernière thalasso à Dinard. C‘est vrai qu’après moultes expériences je suis devenue experte pour juger des qualités de ce genre de tourisme.

  La première impression c’est l’immensité du complexe. La mer est omniprésente, visible de partout presque.. Manque de bol j’ai choisi le week end du 11 novembre et l’hôtel est plein à craquer. Heureusement plus solide que le Novotel du Touquet, il ne craque pas ; (Au Touquet, on a l’impression que la prochaine tempête va tout emporter, ce qui n’est pas de nature à rassurer les curistes du moins ceu

x qui ne se baignent pas dans l’océan en hiver)

 Vu l’affluence on peut considérer que le service est fluide et compétent. Je relève malgré tout quelques couacs car je ne vous ai pas tout dit. Je suis en cure Détox. Régime réputé comme étant le plus costaud contre les bourrelets que j’ai pris soin d’apporter. Je découvre aussi la Bretagne, que j’avais zappée depuis quelques années.

Un conseil : allez manger au buffet de petit déjeuner, vraiment somptueux avec même des huitres au programme tous les jours. Ma politique est en général de me faire servir en chambre. J’adore prendre le petit déj au lit, car je suis fainéantissime en mode normal, et encore plus en mode chouchoutage. Hélas, le plateau en chambre est ridicule avec des produits inadaptés comme des yaourts sucrés qu’on prétend  me faire engloutir. Peu compatible avec la détox promise.

Dimanche. Pourquoi ai-je souvent des difficultés avec les dames maghrébines ? Celle-ci est préposée au vestiaire. Elle est de mauvaise humeur dès le matin. Il est 9h et le slogan de la thalasso insiste sur la gentillesse de l’accueil. Elle me jette un peignoir, difficile d’employer un autre terme pour définir son action. Je lui signale d’un ton sucré qu’elle m’en a donné un la veille au nom de quelqu’un d’autre. Car on est fiché dès le début. Je lui rappelle mon numéro. La réponse fuse « ça va j’ai mémorisé »

D’ailleurs la gestion des peignoirs semble poser problème dans l’établissement. Sans doute par le passé certains curistes se sont ils équipés ou ont-ils enrichi leurs collections en peignoirs ? Sinon comment interpréter les avis affichés partout que le linge de l’hôtel serait truffé d’antivol. Cela dit je ne vois pas trop qui aurait envie de partir avec un peignoir de l’hôtel. Dans les chambres on a le choix entre 2 formats un format XXXL et un format XXXXL. IL faut compte les X pour voir la différence. C’est comme pour la différence entre XX et XY, symbole de la fragilité masculine. Certains nostalgiques du pouvoir sans partage des Hommes doivent être horrifiés par le X qu’ils trimbalent, juste parce qu’ils le partagent avec les femmes. Dès qu’il y a partage il y a danger.

Ce qu’ont bien compris les musulmans intégristes : la solution : 2 mondes séparés et les femmes bouclées à la maison ou sous une tente ambulante si elles sont vraiment obligées d’ambuler, ce qu’on évite au maximum. Pour les courses il y a toujours un fils qui s’y colle, même très jeune. Cette responsabilité le conforte dans l’idée qu’il fait partie de la race des seigneurs.

Je reviens sur la dame maghrébine préposée au vestiaire. Mon moi d’avant se serait surement fendu d’une réflexion désagréable. Juste avant que mon moi policé ne prenne le dessus « la pauvre, quel boulot ingrat » Le nouveau Moi irait jusqu’à faire de cette brève rencontre un challenge « j’ai une petite semaine pour en faire non pas une amie, disons quelqu’un  de civilisé »

 Avec un séjour plus long on aurait pu envisager l’irruption d’un super Moi, celui qui proposerait d’emblée une aide pour aider les enfants de la dame à faire leurs devoirs.

Mais j’ai choisi in fine de la court-circuiter et de garder le même peignoir, malgré les menaces afférentes, jusqu’à la fin de la cure.

Pourquoi le curiste lambda se met il à marcher en canard dès lors qu’on lui met un peignoir avachi sur le dos et des savates en plastoc ? Mystère. (le plastique existe, là c’est du plastoc)

Elle s’est refermée comme un huitre de Cancale. Qu’avais-je donc dit? J’avais évoqué une des mes héroïnes Marie-Thérèse qui, seule de sa catégorie, avait hérité d’un mari ancien-pêcheur. Surmontant tous les dangers de la mer, le mari avait vécu jusqu’à la retraite. Drame !  Cette longévité avait plongé Marie Thérèse dans une dépression difficile à évoquer même à Monsieur le Curé. Du jour au lendemain elle s’était retrouvée exclue du clan de ses anciennes amies—toutes aussi jalouses que veuves— Marie Thérèse avait aussi perdu son royaume. Les femmes de pêcheur sont habituées à gérer leurs maisons toutes seules. Dur d’abandonner la toute-puissance.

L’histoire de Marie-Thérèse n’a pas plu à ma compagne de thalasso. Avant que cette Bretonne pur jus ne se détourne, elle avait eu le temps de me vanter la spécificité de sa région. Qui se résume en un mot : pasd’immigrés. Elle souligne combien Anglais et Hollandais sont admirables, car ils ne se sont pas mélangés ave les autres peuples. Évidemment, je tends l’oreille. De quoi ? On se targuerait d’être de race pure ? Hitler avait donc raison de vouloir donner son indépendance à La Bretagne. Elle me dit aussi qu’il ne fait pas bon se déclarer protestant. Je demande s’il existe des anglais qui s’installeraient dans ces sympathiques contrées. Mais oui ! Ceux-là ont droit de cité, il existe même une église anglicane. Je ne peux m’empêcher d’évoquer le tollé qu’aurait provoqué la création d’une mosquée. Ma curiste évoque la figure de la mère de Yannick Noah : Quel courage ! une vraie bretonne, blonde et tout. Bien sur il était médecin mais vous vous rendez compte un Camerounais ! Manifestement elle n’aurait pas la même abnégation.

Elle me parle aussi de son travail —en uniforme, dit-elle. Aussitôt j’embraye sur la magnifique formule qui commence par « sans indiscrétion » et qui annonce que si, on va être indiscrète. Je tombe sur un os—de seiche- Pas de réponse. J’en déduis que j’ai affaire avec une militaire de la rade de Brest. Et puis, j’ai évoqué Marie-Thérèse me brouillant définitivement avec cette dame rencontrée un court instant devant des jets d’eau massant lors d’un parcours marin ridicule, heureusement limité à une fois pas jour...

Je vais ensuite à la salle de gym où je suis la seule femme sur les appareils. C’est là que je suis frappée de voir à quel point la thalasso ravive les instincts maternels des épouses. Elles entrent furtivement pour rajuster le peignoir de leur moitié, vérifier qu’il ne manque de rien « ça va mon bichon ? » et qu’il n’a pas oublié le RV de 11h avec la masseuse.

Un autre aspect des cures de thalasso ce sont les forfaits. On passe son temps à se demander à quoi on a droit au juste ? Comme j’ai pris le forfait le plus complet (détox vous imaginez) j’ai droit à tout, ce qui règle le problème.

Suivre le programme n’est pas toujours de tout repos. Je vous donne un exemple :

Ce matin là, 10 heures, j’arrive pour une application de boue d’algues vertes. Je suis ennuyée car mon rendez-vous suivant exige que je sois à 10h30 en maillot dans la piscine de l'hotel avec un bonnet vissé sur la tète. C’est juste impossible. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé d’enlever de la boue qui couvre tout le corps, mettre un maillot alors que n’êtes pas complètement sec mais moi je ne suis pas formatée pour un tel exploit. S’engage une course contre la montre qui me fait arriver hors de souffle avec 5 minutes de retard pour ma séance d’aquagym que j’apprécie particulièrement.

Un coup d’œil me suffit : il n’y a aucun poste de libre. Je mets mon programme sous le nez de l’animateur, sosie de Hervé Morin. Il dit qu’il y a une erreur et demande au seul homme de sortir — monsieur Leroy, 45 ans ; boule de billard brillante sous son bonnet de bain—Je rentre dans la piscine et me dirige vers l’appareil libéré. Ce monsieur trouve là une chance unique de montrer quel gentleman se cache sous la boule de billard. Que nenni ! Leroy trottine tout dégoulinant jusqu’à son programme qu’il colle triomphalement sous les yeux de l’animateur. Lequel, désespéré, me demande de sortir car je suis arrivée la dernière. La faute aux algues, voir plus haut.

Le résultat : je n’ai pas fait travailler  mes muscles des bras, que j’ai rarement l’occasion d’actionner. Cet état de fait provoque chez moi une certaine aigreur. Si vous voulez connaître la fin de la tragédie bretonne : une personne avait été ajoutée indument sur la liste. Et il s’agissait de Madame Leroy, femme du traitre.

Le résultat immédiat c’est un certain stress dans un milieu où on doit être heureux et détendu. Comment dit-on ras-le bol en breton ?

J’apprends aussi quel est l' ennemi n°1 du Breton. Je vous le donne en mille, car le Breton a beaucoup d'ennemis : c’est le Normand. Les anecdotes ne manquent pas : Les gens de Saint Malo disent qu’ils sont malouins avant d’être bretons, bretons avant d’être français et français s’il en reste.

Dès qu’un soin est fini, c’est amusant de voir l’empressement à voir partir la cliente dégoulinante le plus vite possible. La curiste doit donc se dépêcher de se sécher avec une serviette de taille moyenne avant de renfiler un maillot pour aller le tremper dans un autre soin. J’ai une pensée pour les handicapés ou les gens ralentis par l’âge c’est à dire moi. Voulant accélérer le processus j’ose demander une seconde serviette. La réponse est intéressante : " je vais voir ce que je peux faire… "  C’est en effet problématique d’aller à la porte de la cabine piocher dans une pile de serviettes toutes sèches et bien rangées. Je ne peux m’empêcher de traduire la vraie pensée de la thalassothérapeute Ça doit donner à peu près ceci " Tu me casses les pieds, sale parisienne qui se croit tout permis parce qu’elle a payé une semaine 2000 euros, le double de ce que je gagne par mois". Le tout avec un sourire à la Garfield.

Arrive le dernier jour et la pesée par la diététicienne. Horreur j’ai grossi ! en cure détox!. La spécialiste met ça aussitôt sur le compte de la prise de muscles. Je suis très déçue, maudis la toute petite charlotte aux fruits qui était tombée dans ma salade de fruits, mais je l’avoue en pleine forme et prête à réexercer mon esprit critique dans des eaux bretonnes ou autres. J’oubliais il n’y a pas de gare à Dinard, ce qui suppose de prendre une navette à Saint Malo, après 3 heures de TGV depuis Paris. Il y a des destinations maritimes plus lointaines.

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A
le docteur mohamed azzedine lakhouaja, principale opérateur de la thalassothérapie en tunisie, avec 6 centres en activité et antant en prévision……<br /> pour plus d'informations N'hésitez pas de visitez nos sites web:<br /> http://azzedinelakhouaja.over-blog.com/<br /> <br /> https://mohamedazzedinelakhouaja.wordpress.com/<br /> <br /> http://www.azzedine-lakhouaja.com/<br /> <br /> http://www.azzedinelakhouaja.com/
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C
un peu condescendant, mais le texte est dans l'ensemble amusant.<br /> il y a beaucoup d'interprétations gratuites mais bon sans méchanceté (c'est mon interprétation après tout)<br /> mais votre avis est intéressant en enlevant tout le côté un peu condescendant, et je ne vois pas en quoi le travail de la dame est un boulot ingrat en plus la pauvre, je rêve<br /> rien de méchant
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