articles originaux pour la plupart. Ils concernent essentiellement la vie politique française par une citoyenne qui a gardé ses capacités d'indignation. En toute subjectivité.
Samedi 21 mai 2011
Dans le train de retour, avant que d’oublier toutes les émotions de ces 10 jours passés à Cannes dans l’effervescence, tentons de faire le tri.
Quel merveilleux festival que ce cru 2011 !
Il suffit de regarder l’affiche des films classés en seconde division (un certain regard) pour prendre la mesure de la qualité des films présentés.
De surcroit les évènements extérieurs ont ajouté de l’épique. Les participants se sont agglutinés devant les téléviseurs du festival non pas pour des conférences de presse sur un film mais pour connaitre les péripéties de la saga d’un des puissants de ce monde apparaissant du jour au lendemain menotté comme un malfrat. L’épisode de l’affaire Strauss Kahn a défrayé la chronique. La mise au ban de Lars Von trier a alimenté aussi les conversations. Le sympathisant nazi a du retirer son camping car garé presque devant le Palais du Festival...
Mais parlons de Cannes coté cinéma
Dans les files d’attente les commentaires vont bon train. Si j’essaye de faire une synthèse il y a 2 camps irréductibles. D'un côté ceux qui aiment le cinéma narratif et de l'autre ceux qui privilégient l’image et l’émotion.
Èvidemment quand les 2 camps sont comblés on est en face d’un chef d’oeuvre absolu. C’est très rare. Comme on ne connait pas intimement Robert de Niro, on ne sait pas dans quel camp il se place et donc quel va être le choix final.
Une autre constatation : il existe un vrai style cinématographique et les auteurs construisent une oeuvre en utilisant une même trame. Dans les files j’entends que l’on regrette que les frères Dardenne fassent du Dardenne, idem pour Almodovar, Dumont, Guediguian, Kaurismaki...
On voudrait être surpris
Il faudrait en fait que chaque auteur ne réalise qu’un premier film où tout serait dit.
Dans la vie cela ne se passe pas comme ça et chaque film est une pierre ajoutée à ce qui devient un monument.
La vraie surprise à Cannes est venue des films français. J’ai été heureuse de découvrir dans « polisse » un regard différent sur les policiers. The artist le film avec Dujardin me comble par sa fraicheur et son audace. J’ai aussi apprécié le ton juste des histoires racontées par Pierre Schaeller (l’exercice de l’état) et Robert Guédiguian (les neiges du kilimandjaro)
J’ai trouvé la sélection asiatique en retrait cette année. Parmi les films que j'ai ratés on m'a signalé " Et maintenant, on va où ? " un film libanais de Nadine Labaki
Je ne reste jamais pour connaitre à Cannes le résultat du verdictet mon jugement est totalement personnel et partiel car je n’ai pas pu tout voir de la sélection officielle.
Je donne la palme d’or à « la piel que habito » film de Pedro Almodovar qui pour moi atteint une perfection dans son art
le grand prix du jury à The Artist de Michel Hazanavicius,
le prix du scénario à « habemus papam » de Nanni Moretti
le prix d’interprétation féminine à Tilda Swinton dans « We need to talk about Kevin »
le prix d’interprétation masculine à Joey Starr dans « polisse »
Films en Compétition La Sélection
The Artist de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo
La piel que habito de Pedro Almodovar, avec Antonio Banderas
L'Apollonide (Souvenirs de la maison close) de Bertrand Bonello, avec Hafsia Herzi
Footnote de Joseph Cedar
Pater d'Alain Cavalier avec Vincent Lindon
Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan
Le gamin au vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne avec Cécile de France
Le Havre d'Aki Kaurismäki , avec André Wilms, Jean-Pierre Darroussin
Hanezu no Tsuki de Naomi Kawase
Sleeping Beauty de Julia Leigh avec Emily Browning et Michael Dorman
We Need to Talk About Kevin de Lynne Ramsay
Polisse de Maïwenn, avec Joey Starr, Karin Viard, Marina Foïs et N. Duvauchelle
The Tree of Life de Terrence Malick
This must be the place de Paolo Sorrentino avec Sean Penn
La source des femmes de Radu Mihaileanu, avec Leïla Bekhti, Hafsia Herzi...
Habemus Papam de Nanni Moretti avec Michel Piccoli et Margherita Buy
Melancholia de Lars Von Trier, avec Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg et Kiefer Sutherland
Drive de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling, Carey Mulligan et Ron Perlman
Michael de Markus Schleinzer. Premier film du cinéaste autrichien
Ichimei- Hara-kiri: Death of a Samurai de Takashi Miike
Films hors Compétition
Le complexe du castor de Jodie Foster avec Mel Gibson
Pirates des Caraïbes : La fontaine de jouvence de Rob Marshall, avec Johnny Depp
La Conquête de Xavier Durringer et Patrick Rotman, avec Denis Podalydès
Un Certain Regard
Restless de Gus Van Sant
The Hunter de Bakur Bakuradze
Halt auf freier Strecke d'Andreas Dresen
Hors Satan de Bruno Dumont
Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin
Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian
Skoonheid de Oliver Hermanus
The day he arrives de Hong Sang-Soo
Bonsaï de Cristian Jimenez
Tatsumi d'Eric Khoo
Et maintenant, on va où ? de Nadine Labaki
Arirang de Kim Ki-Duk
Toomelah d'Ivan Sen
Yellow Sea de Na Hong-jin
Oslo, August 31st de Joachim Trier
L'exercice de l'Etat de Pierre Schoeller
Travailler fatigue de Juliana Rojas et Marco Dutra
Miss Bala de Gerardo Naranjo
Loverboy de Catalin Mitulescu