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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 16:36
Échange de maison le BILAN

Cenacolo et autres babioles... >>

2 mars 2015

Dimanche 1er mars. Chic ! notre dernier jour à Florence coïncide avec le premier jour du mois. Richard ressort ses plans de bus et nous concocte un programme alléchant : le matin visite du Bargelo pour voir tous les petits objets que nous avions ratés faute de temps. Mais arrivés à 10h30 dans un bus archi bondé, force est de constater que beaucoup de gens ont eu la même idée. On dirait que la ville s’est remplie d’un seul coup de nouveaux touristes qu’on ne connaît pas et d’Italiens qui se disent sûrement que s’ils n’en profitent pas en mars, après ce sera encore plus compliqué. On traîne un peu dans des rues qui nous avaient échappé et on se dit que le vrai bon plan c’était de viser janvier-février, que la bonne durée pour se faire une idée c’est deux mois et que, somme toute, on a toutes les raisons d’être ravis.

Les cloches du Duomo sonnent à pleine volée pour nous saluer, j’imagine, et le printemps s’invite à la fête. On quitte donc la ville sans regret. La veille nous avons pu entrer aux offices sans faire la queue pour aller voir une très belle expo d’un peintre caravagesque hollandais Gherardo delle notti. Une très belle découverte bien orchestrée, même si on traîne un peu la patte dans les dédales des offices. Je signale un excellent restaurant, un des meilleurs de la ville, il Santo bevitore rue San Spirito sur l’autre rive de l’Arno, très joli décor, bons vins et tout et tout.

En ce qui concerne l’appartement mis à notre disposition, le début n’avait pas été brillant et nous avions du acheter toile cirée, torchons, poele, couteau qui coupe et autres objets de première nécessité pour pouvoir faire la cuisine et vivre presque normalement. Bizarre pour un pays où la cuisine est réputée à juste titre. Pour tout dire ce qui m’a vraiment gênée au début c’est qu’aucune place de rangement ne nous était réservée. Il a fallu tout mettre dans des caisses pour pouvoir disposer notre petit shampoing français et autres objets de toilette. Idem pour la chambre et le séjour, je vous passe les détails. Vers le 15 février, un problème apparut. Quinze jours avant la fin donc, nous avons eu la surprise de voir qu’aucun appareil ménager ne fonctionnait plus : lave-linge, lave-vaisselle, four ou même sèche-cheveux refusait de remplir leur office même en leur parlant en italien avec douceur, même en les faisant fonctionner un par un en circuit court. Le compteur sautait aussitôt dans un bruit inquiétant. Que faire ? prévenir notre hôte, locataire en titre, rebaptisé entre nous « Jolicoeur » ? Nous avons eu peur de l’inquiéter et nous avons changé nos habitudes en lavant linge et vaisselle à la main. On a survécu, mais il était temps de retourner à la civilisation avant de tomber dans un fonctionnement digne de l’age des cavernes avec toutefois une connection internet qui n’a jamais failli. Bravissime la connection. Bon, au final on a prévenu Jolicoeur de la situation où nous nous trouvions. Il avait, bien sur, omis de payer sa facture d’électricité et il espère que nous sommes contents de notre séjour.

J’ai un peu peur du retour à Paris et j’espère juste que nos charmants italiens échangeurs nous auront gardé une boîte de foie gras.

La bonne nouvelle c’est que j’ai appris un mot en italien. C’est le mot « zen ». Je me perdais en conjectures car nous avons adopté le même en français avec en gros le sens de « cool » autre mot français bien connu. Pourquoi ce mot « zen » en particulier ? Parce que l’appartement que nous avons échangé sur internet était qualifié comme ça. J’imagine qu’ils avaient du suçoter longtemps leur crayon avant de le trouver. Maintenant je sais : « zen » en italien veut dire « foutraque » ou sans queue ni tête ou « appartement invivable dénué de tout confort ». Au final ils ont bien fait de choisir « zen » c’est plus court.

Nous sommes partis dire nos adieux aux gentilles dames de la spaguetteria place San Jacopino, juste à coté de la maison. Sans elles nous serions sûrement morts de faim ce qui nous aurait évité de prendre 5 kilos. C’est quand même une adresse que je vous conseille si vous passez dans le coin. Avec des menus complets à 9 euros, boisson comprise, elles font figure de bienfaiteurs de l’humanité. Merci Vincenza et arrivercci bella Firenze.

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Published by Léa Sanchez

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